BPCE, une attitude prudente malgré des résultats exceptionnels.

Martin Baelden
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Par rapport à 2019, et malgré l’épisode du Covid, le bénéfice net est en hausse de 32,1 %.

BPCE, rassemble en France les réseaux Banque Populaire, Caisse d’Épargne et l’ancienne banque Natixis, transformée en « Global Financial Services » depuis son rachat et son retrait de la cote l’été dernier. Le groupe BPCE est la seconde institution bancaire coopérative mondiale derrière le Crédit Agricole.

Le groupe mutualiste a bénéficié à la fois de la forte activité dans les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Épargne, et du redressement de l’ex-filiale Natixis. Ces résultats ne sont pas liés à des évènements exceptionnels, mais relèvent d’une activité saine dans une organisation optimisée. Ils sont conformes au marché et les homologues françaises ont-elles aussi enregistré d’excellents résultats en 2021.

Le coût du risque s’est contracté en même temps que l’activité commerciale enregistrait un net rebond.

Mais la performance n’exclut pas la prudence. Ainsi le montant des provisions financières passées l’an dernier dans les comptes : en baisse de 40 % par rapport à 2020, reste néanmoins supérieures de 30 % au niveau de 2019. Les incertitudes demeurent.

Les métiers de Natixis ont largement contribué à la bonne performance de 2021. L’ex-filiale avait beaucoup souffert de la crise en 2020, le redressement est spectaculaire dans les métiers actions, et les revenus ont quasiment doublé dans l’activité de fusions acquisitions, la banque d’investissement a vu son activité bondir de 34 % en 2021.

Le groupe mutualiste compte s’appuyer sur ces très bonnes performances pour finaliser la simplification de son organisation.